L’an dernier, au deuxième semestre, le prix du mètre carré parisien a franchi les 10.000 euros. Samontée ne semble pas s’arrêter, car il surpasse même les 10.500 euros selon l’annonce des Notaires du Grand Paris. Une situation qui laisse noter une hausse annuelle de 8,2%.

« Pas de bulle immobilière »

À Paris, les prix semblent inévitablement monter depuis 2015, mais il n’y a pas de bulle immobilière selon Thierry Delesalle, notaire à Paris. Après la crise de 2008, il y avait eu un phénomène économique majeur ou une spéculation, mais ce n’est pas encore le cas pour aujourd’hui. Tout comme à Lyon, Rennes ou Bordeaux, ce qui se passe dans la capitale est un coup résultant d’un marché tendu, d’un crédit immobilier abondant et d’un déficit de construction de logements.

Un marché contraint dans la capitale

La tendance reste aussi orientée à la hausse en Ile-de-France si on se réfère aux transactions. En 2019, près de 176.600 biens ont changé de mains contre 175.400 en 2018. Dans la capitale, la situation témoigne d’un marché sous contrainte. L’analyse des volumes de ventes fait savoir moins de 35.200 ventes d’appartements, soit une baisse de 3% par rapport à 2018 et de 9 % comparés à 2017. Tout cela pointe une diminution du parc qui résulte essentiellement de :

  • La préemption du parc en faveur du logement social.
  • Du niveau d’imposition des plus-values immobilières exonérées uniquement après 30 ans de détention du bien.
  • De la hausse de la vacance locative.

Malgré tout cela, le marché ne se bloque pas avec le niveau très élevé des prix.

Quelques zones d’ombre

En dépit de quelques incertitudes, les prévisions pour le marché francilien restent plutôt optimistes. Pour cette année, des paramètres resteront inchangés. Il est toutefois attendu que la perspective des Jeux olympiques de 2024 booste l’activité en Ile-de-France. Des facteurs incertains pourraient pourtant  freiner les choses et entraîner le resserrement des conditions de crédit. Ceci entraînerait à son tour une limitation des prêts de plus de 25 ans et du taux d’effort de plus 33 %, qui figurent encore au rang des inconnues.

Le Grand Paris, les effets sont encore peu visibles

Si certains avancent une explosion de prix avec le projet Grand Paris, les notaires avancent que ses conséquences sur le marché restent encore difficiles à quantifier dans l’ancien du fait même après analyse des prix autour des 69 nouvelles gares, dans un rayon de 800 mètres à 1,5 kilomètre. Pour le moment, il n’y a pas d’impact visible sur les prix, mais ce qui est sûr, c’est qu’habiter près d’une gare n’est probablement pas un gage de valorisation.